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Logiciel Cúram : le Bloc Québécois réclame une enquête publique indépendante
Maxime Blanchette-Joncas à la Chambre des communes le 6 février dernier. Crédit photo : Courtoisie Le Yves-François Blanchet demande la tenue d’une enquête publique et indépendante sur le controversé logiciel Cúram, dont les coûts auraient grimpé à plus de 6,6 milliards de dollars.
Dans un communiqué diffusé jeudi à Ottawa, le chef du Bloc Québécois affirme avoir directement proposé au premier ministre de faire la lumière sur les ratés liés à la modernisation du système de versement des prestations fédérales, notamment la pension de la Sécurité de la vieillesse.
Selon le parti, les dépassements de coûts dépasseraient 277 %, représentant une hausse d’environ 5 milliards de dollars par rapport aux prévisions initiales. Le Bloc évoque également d’importants impacts humains : près de 85 000 aînés au Québec et au Canada auraient été touchés par des retards ou des interruptions de versement, certains devant attendre plus de neuf mois avant de recevoir leur pension.
« Il faut sortir cela de la sphère partisane, identifier les erreurs et établir comment les corriger », a soutenu M. Blanchet, estimant qu’un observateur indépendant devrait examiner l’ensemble du dossier.
De son côté, le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et La Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, juge « anormal » que des aînés soient privés de revenus malgré les milliards investis dans la modernisation du système. Il estime qu’une enquête publique permettrait de « dépolitiser » l’affaire et de faire toute la lumière sur la gestion du projet.
Le gouvernement fédéral n’avait pas réagi à cette demande au moment d’écrire ces lignes.