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Urgence de Trois-Pistoles | Près de 1 500 personnes réclament des engagements fermes
Capture d'écran. Près de 1 500 personnes se sont mobilisées mercredi à Trois-Pistoles à l’occasion d’une assemblée de consultation citoyenne sur l’avenir de l’urgence hospitalière. Organisée par le Comité de VIGIE pour la sauvegarde de l’urgence de Trois-Pistoles, la rencontre visait à faire le point, moins d’une semaine après le volte-face du CISSS du Bas-Saint-Laurent dans ce dossier.
Au total, 850 citoyens ont pris place dans l’église de Trois-Pistoles, 150 autres ont été refoulés à la porte et près de 500 personnes ont suivi l’assemblée en ligne. Élus municipaux, citoyens, représentants d’organismes, travailleurs du réseau de la santé, acteurs du milieu économique et organisations syndicales ont pris part aux échanges.
Si l’annonce récente du CISSS de maintenir ouvertes les urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook a été accueillie favorablement, plusieurs intervenants ont tenu à « remettre les pendules à l’heure ». Selon le Comité de VIGIE, il s’agirait d’un report du projet de réorganisation des services plutôt que d’un abandon définitif. Le CISSS évoque des conditions qui ne seraient pas réunies « en ce moment » pour mener des consultations et implanter un nouveau modèle de soins, sans préciser l’échéancier ni les modalités d’une éventuelle reprise du processus.

« On nous dit avoir entendu la population, mais on ne semble pas nécessairement prêts à l’écouter et à prendre des engagements clairs pour assurer le maintien des services. Ce qu’on demande, ce n’est pas de retourner à la planche à dessin, c’est de tourner la page définitivement sur les menaces de diminution ou de fermeture », a déclaré le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney.
Au cours de l’assemblée, les participants ont entendu des présentations sur les impacts potentiels d’une fermeture, même partielle, de l’urgence. La mobilisation actuelle a également été replacée dans le contexte des luttes rurales menées dans l’Est-du-Québec pour préserver les services de proximité et la vitalité des communautés.
Au terme de la rencontre, les citoyens ont adopté une résolution exigeant que Santé Québec et le CISSS du Bas-Saint-Laurent mettent fin immédiatement à toute démarche pouvant mener à la réduction, à la limitation ou à l’abolition des services d’urgence à l’hôpital de Trois-Pistoles/Les Basques.
Le Comité de VIGIE entend maintenant maintenir la pression au cours des prochaines semaines afin d’obtenir des garanties formelles. « Le message est clair pour la population des Basques. Nous espérons qu’il l’est tout autant pour le CISSS et pour Santé Québec », a conclu M. Vaney.