Fonds régions et ruralité : Québec assouplit les règles pour donner plus de pouvoir aux MRC

Guylain Jean | 12 février 2026 | 07:38
Geneviève Guilbault et Amélie Dionne. Crédit photo : Courtoisie

Le gouvernement du Québec apporte plusieurs modifications au Fonds régions et ruralité (FRR), l’un de ses principaux leviers financiers pour soutenir le développement et la vitalité des territoires. La députée de Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques et ministre responsable du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Amélie Dionne, en a fait l’annonce en soulignant des ajustements « adaptés aux réalités du territoire ».

À la suite de demandes formulées par les MRC et les municipalités, Québec introduit des changements touchant notamment les modalités de versement de l’aide financière, les taux d’aide accordés, l’admissibilité de certains organismes ainsi que divers allègements administratifs. L’objectif : offrir davantage de latitude aux milieux municipaux et accélérer la réalisation des projets.

Selon la ministre des Affaires municipales, Geneviève Guilbault, ces ajustements répondent directement aux préoccupations exprimées sur le terrain. « Les MRC nous ont dit clairement qu’elles avaient besoin de plus de latitude pour agir, et c’est exactement ce que nous livrons aujourd’hui », a-t-elle affirmé, ajoutant que la simplification des règles permettra d’investir plus rapidement là où les besoins sont les plus pressants.

Mme Guilbault a également salué le travail de son adjointe parlementaire, Agnès Grondin, qui a mené une vaste consultation auprès des acteurs municipaux afin de cerner les obstacles administratifs à lever.

Pour Amélie Dionne, ces bonifications témoignent d’un choix clair du gouvernement : faire confiance aux régions. « Le gouvernement du Québec fait ainsi le choix de la confiance envers les régions et leur permet de décider et d’agir plus rapidement, selon leurs priorités », a-t-elle déclaré.

Avec ces ajustements au FRR, Québec souhaite ainsi renforcer la capacité d’action des MRC et soutenir des investissements mieux adaptés aux réalités propres à chaque territoire.