Équité des pensions | Le Bloc Québécois relance le débat sur la Sécurité de la vieillesse

Guylain Jean | 11 février 2026 | 07:40
Maxime Blanchette-Joncas à la Chambre des communes le 27 janvier dernier. Crédit photo : Courtoisie

Le Bloc Québécois revient à la charge pour corriger ce qu’il qualifie d’injustice envers les aînés de 65 à 74 ans. Le 9 février, le parti a déposé à Ottawa une nouvelle version de son projet de loi visant à accorder à ces retraités la même bonification de la pension de la Sécurité de la vieillesse que celle versée aux personnes de 75 ans et plus.

Actuellement, les aînés de 65 à 74 ans reçoivent une pension inférieure de 10 % à celle des 75 ans et plus. Une distinction que dénonce le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et La Neigette, Maxime Blanchette-Joncas.

« Être âgé de 70 ans ne rend personne moins digne de vivre décemment. Pourtant, Ottawa impose une pénalité de 10 % à des gens qui font face aux mêmes hausses de prix que tout le monde. C’est inacceptable », soutient-il.

Dans le Bas-Saint-Laurent, où près de 30 % de la population est âgée de 65 ans et plus, l’enjeu est particulièrement sensible. Selon le député bloquiste, une réduction de 10 % représente plusieurs centaines de dollars de moins par année pour des retraités dont les revenus sont souvent modestes. Une somme qui peut faire la différence pour couvrir des dépenses essentielles comme l’épicerie, le logement, l’essence ou les médicaments.

« Les aînés d’ici n’ont pas de marge de manœuvre. Perdre quelques centaines de dollars par année, c’est devoir faire des choix difficiles, parfois au détriment de besoins essentiels », ajoute-t-il.

Au-delà des impacts individuels, le Bloc souligne également les retombées économiques de cette mesure. Plus d’un million de Québécois seraient touchés. Chaque dollar versé aux retraités est généralement réinjecté dans l’économie locale, contribuant à soutenir les commerces et services de proximité.

Le projet de loi vise ainsi à mettre fin à ce que le parti appelle « deux classes d’aînés ». Lors de la précédente législature, un texte identique – le projet de loi C-319 – avait reçu l’appui unanime en comité, sans toutefois être adopté avant la fin des travaux parlementaires.

Le gouvernement fédéral a pour l’instant choisi de maintenir la distinction entre les groupes d’âge.

« Le Bloc Québécois ne lâchera pas. Tant que les aînés de 65 à 74 ans seront traités comme des citoyens de seconde zone, nous continuerons de nous battre pour qu’ils obtiennent l’équité et le respect auxquels ils ont droit », conclut Maxime Blanchette-Joncas.