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Accoucher à distance | Une réalité imposée aux familles du Témiscouata
Hôpital de Notre-Dame-du-Lac en juin 2024. Crédit photo : Guylain Jean - Arsenal Media Si le maintien des urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook a été accueilli favorablement dans la région, un autre dossier continue de susciter l’inquiétude au Témiscouata. Sur sa page Facebook, le groupe Sauvons nos services de santé au Témiscouata déplore l’absence de plan clair concernant la réouverture du service d’obstétrique de l’hôpital de Notre-Dame-du-Lac, fermé depuis juin 2025.
Selon le regroupement citoyen, malgré l’importance de ce service pour les familles de la région, aucune information précise n’a été communiquée quant à un éventuel échéancier ou à des mesures concrètes pour permettre sa réouverture. La pénurie de personnel est évoquée pour justifier la fermeture, une réalité reconnue dans l’ensemble du réseau de la santé. Toutefois, le groupe estime que cette situation ne devrait pas mener à la disparition complète et indéfinie d’un service jugé essentiel.
Avant sa fermeture, l’hôpital offrait un service d’obstétrique de base, adapté aux besoins du milieu. Désormais, les femmes enceintes doivent se rendre à Rivière-du-Loup pour accoucher. Une solution qui peut paraître adéquate en théorie, mais qui entraîne, selon le groupe, des déplacements longs et stressants, particulièrement en période hivernale ou lors d’accouchements imprévus.
Le collectif rappelle qu’un service d’obstétrique ne constitue pas un luxe, mais un soin de première nécessité, lié à la sécurité des mères et à la vitalité des communautés. Il souligne également que les efforts déployés par les municipalités pour attirer et retenir de jeunes familles risquent d’être compromis en l’absence de services de santé de proximité.
Des initiatives locales sont pourtant en cours. Des infirmières auxiliaires de la région poursuivent actuellement leur formation au Cégep de La Pocatière, campus du Témiscouata, afin de devenir infirmières. Pour le groupe, ces démarches démontrent la volonté du milieu de faire partie de la solution.
Sauvons nos services de santé au Témiscouata affirme que le CISSS du Bas-Saint-Laurent et le gouvernement disposent des leviers nécessaires pour agir. Selon le regroupement, la réouverture du service d’obstétrique relève davantage d’une question de volonté et d’adaptation aux réalités régionales que d’une impossibilité technique.
Tout en saluant le maintien des urgences, le groupe insiste pour que le dossier de l’obstétrique soit remis à l’avant-plan avec des engagements concrets. Il rappelle que les citoyens du Témiscouata s’attendent à des services comparables à ceux offerts en milieu urbain, adaptés à leur réalité, et refusent que l’inaction devienne la norme en région.