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Manifestation à Rimouski | Le Bas-Saint-Laurent réclame le retour du PEQ et le respect des engagements
Photo tirée de la page Facebook du Conseil central du Bas-Saint-Laurent CSN. Plus de 200 personnes ont manifesté samedi à Rimouski afin de dénoncer la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et ses impacts sur les étudiants et travailleurs étrangers. La mobilisation était organisée par l’Association générale étudiante du campus de Rimouski de l’UQAR (AGECAR), le Centre des Travailleuses et Travailleurs Immigrant·e·s (CTTI) et le Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN), avec l’appui d’élus municipaux et de groupes communautaires.
Les manifestants réclament minimalement l’application immédiate d’une clause grand-père pour les personnes déjà établies au Québec, tout en exigeant idéalement le rétablissement complet du PEQ. Les organisations dénoncent ce qu’elles qualifient de précarisation volontaire des étudiants et des travailleurs étrangers, affirmant que le gouvernement rompt une promesse faite à ces personnes venues s’établir et contribuer à la société québécoise.
En tête de la marche, l’AGECAR a appelé à une réforme en profondeur du système d’immigration afin de protéger la dignité humaine. Son responsable aux affaires sociopolitiques, Patrick Landry, a réclamé la réouverture immédiate du PEQ, un programme de régularisation inclusif, l’abolition du permis fermé ainsi qu’un moratoire sur les déportations.
Sur le terrain, le Centre des Travailleuses et Travailleurs Immigrant·e·s du Bas-Saint-Laurent affirme constater une situation alarmante. Selon son organisateur communautaire, Florian Freuchet, de plus en plus de personnes migrantes perdent leur statut en raison des failles du système et du manque de protection, une réalité qu’il qualifie d’inhumaine.
Des étudiants internationaux ont également pris la parole pour témoigner de l’incertitude vécue. Amadou Bebel Diallo, étudiant en génie civil à l’UQAR, a évoqué l’impact psychologique de ces changements, rappelant que plusieurs ont quitté leur pays avec la promesse de pouvoir s’établir durablement au Québec.
En conclusion, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent — CSN, Liette Ross, a vivement critiqué la gestion du dossier par le gouvernement. Elle dénonce un changement de règles « en cours de partie » et soutient que Québec doit assumer la responsabilité de la fin du PEQ, un programme qu’il a lui-même créé et aboli.