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20 postes abolis à l’Institut Maurice-Lamontagne : Ottawa vivement critiqué
Le député Maxime Blanchette-Joncas. Crédit photo : Courtoisie L’abolition de 20 postes à l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli soulève une vive inquiétude dans le Bas-Saint-Laurent et l’Est-du-Québec. Les compressions, confirmées récemment, touchent ce centre de recherche stratégique relevant du ministère fédéral des Pêches et des Océans.
Le député de Rimouski–La Matapédia, Maxime Blanchette-Joncas, porte-parole du Bloc Québécois en science et innovation, dénonce une décision qu’il qualifie de préoccupante pour l’avenir de la recherche scientifique en région. Il affirme que ces suppressions de postes alimentent un climat d’incertitude chez le personnel, alors que d’autres compressions sont également évoquées ailleurs au Québec.
Selon le député, chaque poste aboli représente une perte importante de connaissances et d’expertise, essentielles à la recherche océanographique, à la surveillance scientifique et à la protection des écosystèmes marins. Les départs anticipés à la retraite pourraient aussi compromettre la transmission des savoirs accumulés au fil des décennies.
Maxime Blanchette-Joncas déplore par ailleurs le manque de transparence entourant ces décisions et réclame des clarifications complètes de la part de la ministre des Pêches, Joanne Thompson, notamment sur la nature des compressions, les programmes touchés et les impacts à long terme sur les mandats de recherche de l’Institut.
Le député de Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine–Listuguj et porte-parole du Bloc Québécois en matière de pêches, Alexis Deschênes, s’inquiète également des conséquences pour le secteur des pêches. Il rappelle que, dans un contexte de changements climatiques, le travail des scientifiques est essentiel afin d’appuyer les décisions politiques sur des données fiables.
Une réponse écrite et détaillée est maintenant attendue du ministère des Pêches et des Océans. Le Bloc Québécois assure qu’il suivra le dossier de près et n’exclut pas d’avoir recours à des moyens parlementaires pour obtenir toute la transparence nécessaire.