Des mesures jugées insuffisantes pour le Programme des travailleurs étrangers temporaires

Guylain Jean | 13 mars 2026 | 14:13
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La Fédération québécoise des municipalités estime que les allègements annoncés par le gouvernement fédéral au Programme des travailleurs étrangers temporaires demeurent incomplets et devront être bonifiés afin de mieux répondre aux besoins des régions.

Dans un communiqué publié vendredi, l’organisation souligne que les mesures annoncées ne sont prévues que pour une période d’un an. Selon la FQM, cette durée limitée ne permet pas aux employeurs régionaux d’avoir la prévisibilité nécessaire pour planifier leurs activités et maintenir leurs opérations.

La fédération déplore également que la durée maximale d’emploi des travailleurs étrangers temporaires dans les postes à bas salaire ne soit pas rétablie à deux ans. Ottawa maintient plutôt la limite actuelle d’un an, une mesure qui vise à réduire le recours à cette main-d’œuvre.

Autre point soulevé : la proportion maximale de travailleurs étrangers temporaires autorisée dans les postes à bas salaire. La FQM réclamait un retour à une limite d’au moins 20 % dans les régions. L’annonce fédérale porte plutôt ce seuil de 10 % à 15 % des effectifs dans certaines régions rurales admissibles, ce que l’organisation considère comme une demi-victoire.

La fédération s’inquiète par ailleurs du flou entourant la définition de ces régions admissibles, craignant que certains territoires proches des grands centres, mais tout de même dépendants de cette main-d’œuvre, soient exclus.

Malgré ces réserves, la FQM note que l’assouplissement annoncé pourrait permettre à certains travailleurs étrangers temporaires de recevoir une invitation à présenter une demande de sélection permanente dans le cadre du Programme de sélection des travailleurs qualifiés afin de s’établir durablement en région.

L’organisation invite ainsi le ministre québécois de l’Immigration, Jean‑François Roberge, à déposer rapidement une demande officielle auprès du gouvernement fédéral pour que le Québec puisse profiter de cette mesure.

« Il s’agit d’un baume partiel, une première étape qui devra être suivie par d’autres pour répondre aux demandes de nos communautés », a conclu le président de la FQM, Jacques Demers.